Commandement n°10 : « Le tout, tu pratiqueras ! »

Huit Français sur dix estiment qu’il est important de préserver sa santé[1]. Mais Hippocrate d’avertir : « Quand quelqu’un désire la santé, il faut d’abord lui demander s’il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement est-il possible de l’aider. »


Voilà bien le problème. Désirer la santé, c’est une chose, reconnaître les causes de sa maladie, s’en est une autre. Voilà peut-être une clé qui explique pourquoi nos bonnes résolutions de début d’année expirent avant l’arrivée du printemps.

Les causes de la maladie ont été identifiées dans les neuf premiers commandements :

Commandement Cause de la maladie
1. 6+1, tu te reposeras ! Courir après le repos plutôt que de travailler reposé
2. Un matin, un soir, tu vivras Tomber dans la tyrannie de la technologie
3. Urgent vs Important, tu prioriseras Perdre la maîtrise de son agenda
4. Intelligences, tu respecteras Dilapider sa créativité au dépend du quotidien
5. Résilience, tu apprendras Fléchir au moindre coup dur
6. Le deuil, tu apprécieras Passer sous silence ses blessures profondes
7. Le temps circulaire, tu maîtriseras L’art d’occulter deux tiers de son planning
8. Tes pensées, tu allègeras Crouler sous son inbox
9. Les 4 batteries, tu surveilleras Refuser d’écouter tout son corps
10. Le tout, tu pratiqueras ! Ne pas vouloir supprimer les causes de sa maladie

 

Le dixième commandement est paradoxalement le plus important : le TOUT tu pratiqueras. Ou pour le dire autrement : les 9 premières causes de ta maladie, tu supprimeras !

Il est compliqué de reconnaître ses torts, là où nous péchons par excès, où nous aurions dû faire autrement. C’est d’autant plus compliqué lorsque ces causes de notre maladie sont devenues, insidieusement, une partie de notre identité. Je suis Alsacien, je suis bien placé pour vous en parler. Séquence psy sur le canapé…

Dans mon pays, l’Alsace, nous aimons bien travailler. Le travail, c’est un peu notre caractéristique, notre identité territoriale. L’Alsace, c’est « l’amour du travail bien fait ». Un Alsacien travaille toujours. Lorsqu’il prend des congés (parce qu’il n’a pas le choix, c’est le code du travail), il s’excuse et rappelle à son interlocuteur qu’il a quand même un peu travaillé. Ouf, tout le monde est rassuré.

Lorsque j’ai déménagé en Touraine, je me suis retrouvé dans un univers diamétralement opposé. Les Tourangeaux aiment flâner : brocantes, balades en forêt, pique niques au bord de la rivière, visite des châteaux, découverte des vins de terroirs. Un peu comme si tout le monde était en vacances, tout le temps. Quel choc pour l’Alsacien en moi !

Qui a raison, l’Alsacien ou le Tourangeau ? Force est de constater que si l’Alsacien lutte avec les deux premiers commandements, il excelle avec le cinquième. Le Tourangeau, lui, lutte avec le numéro 5 mais excelle dans les deux premiers ! Va comprendre.

C’est peut-être ce qu’un ami sociologue qualifiait de « mon unique et mon défaillant ».

Quel est ton unique ? Quel est ton défaillant ? Quel commandement te paraît une parfaite évidence ? lequel une vraie contradiction ?

Dans cette inconséquence se situe les causes de nos maladies. Nous refusons la divergence, parce qu’elle contredit notre identité, elle nous fait défaillir. Le TOUT tu pratiqueras. Suis-je prêt à défaillir un peu pour mieux vivre ? La Bible est sagesse parce qu’elle nous appelle à dépasser nos identités territoriales pour explorer d’autres horizons, plus célestes : imagoDei, à l’image de Dieu.

Avant Hippocrate, Salomon disait déjà :

« Mon fils, sois attentif à mes paroles, Prête l’oreille à mes discours.
Qu’ils ne s’éloignent pas de tes yeux ; Garde-les dans le fond de ton cœur;
Car c’est la vie pour ceux qui les trouvent, C’est la santé pour tout leur corps.
Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. »
– (La Bible, Livre des Proverbes, 4,20-23)

La santé pour notre corps réclamée par huit français sur dix, passe par une mise en pratique de l’ensemble des dix commandements. Vous avez prêté l’oreille à mes discours, maintenant il faut que ces commandements ne s’éloignent pas de vos yeux. Il vous faut les garder dans le fond de votre cœur, car c’est la vie pour ceux qui les trouvent.

Comment va votre cœur aujourd’hui ? De lui viennent les sources de la vie. Il faut donc le garder plus que tout autre chose.

Il faut faire du sport Monsieur Anzenberger. À votre âge, c’est vital ! Alors je me suis acheté une trottinette. Une vraie, celle où te déplaces à la force de tes quadriceps. Quand je vois les AUTRES (ceux qui ont opté pour la version électrique et qui me snobent au feu rouge), je me dis : « c’est pour ton bien Raphaël, il faut faire du sport a dit le docteur. Sois attentif à sa parole, prête l’oreille à son conseil. » Le premier jour, je suis arrivé en nage au bureau. J’ai longtemps maudit les AUTRES. À force de pratique, j’ai ainsi lutté contre mon défaillant. Ma trottinette est devenue mon unique ! C’est la santé pour tout mon corps.

Et vous cher lecteur ? Si vous me partagiez votre unique et votre défaillant ? Comment cette série sur la gestion du temps à impacter votre vie ? Quelles clés avez-vous trouvées ? Quels trésors souhaiteriez-vous partager avec le reste de la communauté imagoDei ? Continuons la conversation sur un sujet majeur pour notre temps : la gestion de ce temps ! Écrivez-moi à raphael@imagodei.fr 🙂


[1] Selon un sondage Odoxa réalisé pour France Info et le Figaro.

Rédacteur

Raphaël Anzenberger

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