Le jour où le monde s’arrêtera
Dans “Comme un parfum de fin du monde”, l’équipe du podcast Sagesse et Mojito questionnait les scénarios de fin du monde qui hantent nos imaginaires (et les travaux scientifiques).
Dans la saison 7, un nouvel épisode s’interroge : comment envisager la fin des temps avec confiance tout en ayant le courage d’affronter le présent ?
Écoutez l’épisode de Sagesse et Mojito sur la fin du monde ici.
La fin du monde, c’est le thème de nombreux films de science-fiction et post-apocalyptiques. C’est le thème de nombreux discours scientifiques, politiques, économiques, activistes. C’était aussi le thème de nombreuses conversations, en 2020, lorsque la pandémie de COVID-19 vidait les boulevards des grandes villes comme les rayons de farine et de papier toilette.
Les scénarios sur la fin du monde sont infinis, certains plus réalistes que d’autres.
L’épuisement de nos ressources naturelles, la violence de guerres qui divisent notre monde, les nouvelles maladies dues aux mouvements de population ou aux mutations génétiques, le dérèglement du climat, ou encore la menace du terrorisme : voilà tout autant d’éléments qui nourrissent nos projections.
Ces projections peuvent sembler très anxiogènes, mais elles revêtent aussi une vertu pédagogique.
Comme le dit le prospectiviste Olivier Desbiey :
« Faire de la prospective, ce n’est pas s’évader dans un monde abstrait ou lointain. C’est au contraire une démarche ancrée dans le réel, qui utilise le long terme et l’improbable comme leviers pour mieux agir dans le présent. » [1]
Si les scénarios sur la fin du monde pullulent, c’est qu’ils nous structurent.
Écoutez l’épisode de Sagesse et Mojito sur la fin du monde ici.
La Bible propose aussi des récits sur la fin des temps. Dans l’un d’eux, c’est Jésus qui prend la parole :
« Faites attention que personne ne vous égare. Car beaucoup viendront en mon nom et diront : “C’est moi qui suis le Christ !” Et ils égareront quantité de personnes. Vous allez entendre parler de guerres et de rumeurs de guerres ; ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin. Car on se dressera peuple contre peuple, royaume contre royaume ; il y aura des famines et des tremblements de terre en divers lieux. Tous ces événements seront comme le commencement des douleurs de l’accouchement. Alors on vous livrera pour vous tourmenter et on vous mettra à mort. Toutes les populations vous détesteront à cause de moi. En ce temps-là, beaucoup abandonneront la foi ; ils se trahiront et se haïront les uns les autres. De nombreux faux prophètes apparaîtront et égareront beaucoup de gens. Le mal se répandra à tel point que l’amour d’un grand nombre de personnes se refroidira. Mais celui qui tiendra bon jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Cette bonne nouvelle du royaume sera annoncée dans le monde entier pour que le témoignage en soit présenté à tous les peuples. Et alors viendra la fin. » [2]
Cette description vous dit quelque chose ? C’est normal : elle est suffisamment vague et générale pour correspondre successivement à de nombreuses périodes de l’histoire humaine. Des exégètes et théologiens se sont arraché les cheveux pour essayer d’associer chaque élément à des événements précis de l’histoire, mais en vain. C’est pourquoi Jésus s’empresse d’ajouter :
« Mais pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne les connaît. » [2]
Mais ce récit nous enseigne (au moins) deux choses :
- Je ne dois pas être surpris·e par le mal. C’est (malheureusement) l’état de notre monde.
- Je n’ai aucune prise sur le mal, mais pas sur mes réactions et décisions.
- Je peux donc me poser les questions suivantes : Comment puis-je être artisan de paix dans mon contexte ? Comment puis-je aider ceux qui en ont besoin ? Puis-je me tourner vers Dieu, le seul qui serait en mesure de contrôler les choses ?
La fin du monde est une thématique riche, à la fois passionnante et terrorisante. La mettre en récit, c’est essayer de se projeter dans le futur pour savoir comment habiter le présent.
Si la fin du monde était demain, qu’est-ce que je voudrais faire aujourd’hui ?
Réfléchissez au futur en replongeant dans le passé avec cet épisode de la saison 1 ici.
Références :
[1] « Faire de la prospective, ce n’est pas s’évader dans un monde lointain », L’ADN, 18 septembre 2025, consulté le 19 septembre 2025. [2] Évangile de Matthieu, chapitre 24, versets 4 à 14.👉 Sagesse et Mojito est une ressource proposée par imagoDei : pour celles et ceux qui cherchent à relier sens, croyances, travail et quotidien.
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